Jour 2 – Réveils précoces et merveilles en famille
Ce matin, réveil à 6h. Pas de mon plein gré, on s’entend, mais Maël a véritablement une horloge interne qui fait qu’il se réveille à 6h pile. Incroyable. Vraiment. Son petit corps se met en action un peu avant pour qu’il ouvre les yeux à 6h du mat, au taquet, prêt à attaquer sa journée.
J’ai fait la mère indigne en lui filant la tablette avec un dessin animé, avec l’espoir de pouvoir me rendormir et qu’il me laisse tranquille. Mais c’était sans compter sur la sangsue que j’ai engendrée, qui se colle à moi pour s’assurer que je ne pars pas trop loin. Dans un lit commun, les chances sont faibles, mais on ne sait jamais…
6h30, le reste de la colère de Dieu s’éveille à son tour. Même stratagème, tout aussi inefficace, mais bon, au moins je peux émerger tranquillement.
On prend notre petit-déj tranquillement, on a le temps. Et là commence le drama Maëlien…
L’enfant est crevé et alterne entre râler, pleurer et hurler. J’ai donné le programme du jour et ça ne lui convenait pas. Il s’était mis en tête de rester à l’appart et n’avait absolument aucune envie d’aller se promener. Dur. Encore plus en étant seule avec eux…
Romane est un peu plus conciliante, mais le départ se fait dans les larmes de Maël, qui trouve ça vraiment trop injuste qu’on l’oblige à aller dehors alors qu’il était pourtant d’accord de rester seul à l’appartement. Heureusement, il fait beau.
Nous voilà donc partis direction le Colisée. On reprend le métro par lequel nous sommes arrivés hier. On rebrousse chemin vers Termini, où on change pour la ligne B afin de rejoindre la station Colosseo.
Et là, on tombe sur l’immense édifice qui défie le temps. C’est absolument majestueux, bien que beaucoup trop peuplé de touristes. J’ai choisi de ne pas prendre d’entrée pour visiter l’intérieur. Je me doutais bien que les vieilles pierres n’allaient pas forcément intéresser les blonds, et faire la file pour quelque chose dont ils se moquent, j’ai préféré faire l’impasse.
On décide donc simplement de faire le tour, en prenant le temps de s’amuser et de faire des photos. On trouve un coin un peu plus tranquille — passant mais pas trop — loin de la cohue de l’entrée, où on s’arrête pour une véritable séance photo. Les enfants s’amusent à sauter d’une grosse pierre, le rendu est plutôt chouette.
Je les laisse courir et sauter un peu partout, ils ne gênent personne. Romane improvise de nouveau un petit spectacle de gym au pied des vieilles pierres. C’est plutôt classe.
Après avoir bien profité, on prend un peu de hauteur tout en partant à la recherche de notre repas de midi. Il fait magnifique, donc on se met d’accord pour faire un pique-nique dans le grand jardin qui borde le Colisée, le Parco del Colle Oppio. On ne visite pas beaucoup, mais c’est super agréable de se poser là.
Pizza pour Maël, sushis pour Romane et moi. Avec des chips bien sûr, sinon ce n’est pas un vrai pique-nique. On se paie le luxe de manger en simple pull au soleil. Le temps est magnifique et on a même un peu trop chaud (oui, vous pouvez râler).
Je vous passe les détails, mais on se doit d’écourter ce doux moment au soleil pour une urgence caca de Mama. Les enfants prennent tout de même le temps de nourrir les oiseaux avec leurs fins de chips.
Par contre, j’ai été un peu sceptique quand je les ai entendus crier :
« Maman, y a des perroquets ! »
« Oui oui, bien sûr… et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu… »
Eh ben si. Il y avait des perroquets. Plein, d’ailleurs.
Donc à Liège, on se promène avec des vieux pigeons dégueulasses et estropiés, et ici ils ont des perroquets. Normal.
Je crois que c’est une sorte de perruche, et d’après ce que j’ai pu lire après, c’est une espèce envahissante et une menace pour l’agriculture. Pour sûr que les pigeons ne sont une menace pour pas grand-chose… C’est quand même plus classe d’avoir des envolées de perroquets que de pigeons moches.
Petit détour donc aux toilettes pour marquage de territoire berbenien. Par contre, payer 1,50 € pour des toilettes répugnantes avec une femme qui, visiblement, ne nettoie pas, c’est complètement déconné.
Oui, quand je suis outrée je dis des gros mots (quand je suis heureuse aussi, et quand j’ai besoin d’appuyer mes propos, certes).
Tantôt, je ne sais plus quel mot mélodieux j’ai sorti, et Romane m’a rétorqué :
« Tu te sens mieux, hein ? »
Je me suis sentie bête.
De là, je décide qu’on va rejoindre la Fontaine de Trevi à pied. Ça nous permettra de flâner et de continuer de nous imprégner de la Rome antique, même si, vraiment, les vieilles pierres ne vont pas déclencher de vocation chez mes moumoufs.
J’avais prévu les coups de mou de la marche et acheté des chiques pour donner du carburant aux blonds quand ils commenceraient à râler. Oui oui, mère indigne, on a dit.
Le fait de s’éloigner du Colisée nous offre encore un autre point de vue, et c’est superbe. Je regrette d’ailleurs un peu de ne pas être arrivée par ce côté-là pour le découvrir au fur et à mesure plutôt que de tomber directement dessus à la sortie du métro.
Beaucoup de travaux, beaucoup de touristes. Je m’accroche aux gosses et fais attention à nos affaires (pas mal de pickpockets à Rome, apparemment).
On arrive sur la Piazza Venezia, où se trouve l’imposant monument à Victor-Emmanuel II. La vue est malheureusement entravée par les travaux, mais ça n’en reste pas moins très beau. Il y a aussi énormément de circulation.
Je ne l’ai pas encore dit, mais les Italiens roulent vraiment n’importe comment. Les passages pour piétons, c’est de la déco, et le code de la route est une option. C’est presque pire qu’à Paris. Bon, heureusement qu’ils sont sympas (contrairement aux Parisiens).
J’arrive à faire avancer mes mules à coups de Skittles et avec la promesse d’une glace après être allés voir la fameuse Fontaine de Trevi et y jeter une pièce.
Dans mes souvenirs, la place de la fontaine était beaucoup plus grande. C’est marrant, les souvenirs d’enfance. Pareil pour le Vatican. J’avais cette impression d’immensité que j’ai moins ressentie hier.
Et là, la déconfiture.
J’avais bien lu que l’accès devait être payant à partir de janvier 2026, mais pour l’instant ce n’est pas le cas. Par contre, l’accès à la fontaine est entravé par des barrières, ce qui rend impossible le lancer de pièce. Les enfants sont déçus. Je n’ai pas du tout envie de lancer mes deux seules pièces pour qu’elles atterrissent par terre, donc je leur promets de trouver une autre jolie fontaine pas loin.
Ils réclament alors leur glace. On commence à fatiguer, donc je prends l’option avec places assises. Juste à côté de la fontaine, les prix explosent…
Hier, on a payé 3,50 € pour deux boules avec le cornet rempli de chocolat. Ici, c’est 6 € pour deux boules sans rien dans le fond. Et clairement, c’était dégueu.
Maël a pris pistache/chocolat, Romane caramel au beurre salé/mangue. J’ai pris un café. On profite de la pause pour commencer notre classement de parfums. Celles d’aujourd’hui ne remportent clairement pas un grand succès.
Après ça, on se met en route vers la Fontaine du triton, qui n’est pas très loin. Je ne suis pas très douée avec un GPS (contrairement à Ma), donc une fois sur deux je pars dans la mauvaise direction. Enfin bon, pas grave, on fait des pas en plus.
Astuce pratique quand même : mettre un écouteur et laisser Google Maps me dire où tourner (une fois que je pars dans le bon sens, ahah).
La Fontaine du Triton est toute mignonne. Il y a aussi des barrières, mais on peut faire notre vœu. C’est à mourir de rire : je ne sais pas ce que Maël s’était imaginé concernant le lancer de pièce, mais il a manifestement été déçu par l’action. Des fois, j’aimerais vraiment être dans sa tête pour voir ce qu’il s’y passe.
J’avais en tête de pousser jusqu’à la Villa Borghese, mais les raleries vont bon train. Pas sûre de réussir à les traîner jusque-là. Les Skittles ont leurs limites. Si si, je vous assure. Surtout quand il faut assumer le pic d’hyperglycémie qui suit.
Je les emmène donc dans un magasin Legami juste à côté. Le plus dur, c’est de choisir. Ce genre de magasin a le don de créer des besoins. On craque tous les trois pour l’édition limitée de Saint-Valentin. Et évidemment, je prends aussi plein de trucs inutiles donc indispensables aux enfants.
Après ça, métro direction l’Airbnb. Arrêt au supermarché pour un petit apéro au coca. Il est 17h et on a bien profité de notre journée.
On joue au skyjo avec Ma pendant que Romane regarde un petit film. Bonne douche, repas tranquille. Je vous le donne en mille : les enfants ont mangé des pâtes.
On range un peu nos affaires. J’ai fait une machine — j’avais prévu le coup des taches intempestives et embarqué des capsules de lessive dans ma mini-valise. Je m’impressionne.
Maël m’envoie étendre le linge alors qu’il s’est déjà glissé au lit. Je l’entends ronfler à pleine puissance alors que je n’ai même pas terminé d’étendre.
Extinction des feux vers 19h15. Repos bien mérité après cette merveilleuse journée. C’est intense d’être seule avec eux deux, et mon Kiki me manque, mais je pensais être plus fatiguée que ça.
Le fait de n’avoir rien d’autre à faire que m’occuper d’eux permet finalement d’être beaucoup plus chill et moins stressée que d’habitude. Plus disponible, donc moins sollicitée, donc moins fatiguée psychologiquement. Une jolie façon de se rappeler quelles sont les priorités.
Je n’ai aucune idée du programme de demain. Les enfants ont mal à la gorge, donc ça va dépendre de leur état et aussi du temps. Ils annoncent de la pluie… à voir.
XOXO Marie et les blonds


































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