Jour 1 – Rome, surprise matinale et premières merveilles

Ce matin, j’ai été réveiller les enfants à 6h en leur disant :

« Dans 5 minutes, tu dois être habillé. Aujourd’hui, pas d’école, je vous emmène quelque part. »

Ni une ni deux, les boubous, qui d’habitude sont grognons au réveil ou difficiles à sortir du lit, étaient prêts en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. 

Commence alors le festival de questions sur la destination ou l’activité prévue, mais pour le moment, motus et bouche cousue : ils ne sauront rien.

Je passe l’épisode des adieux déchirants avec papa parce qu’on part sans lui. Top pour me faire culpabiliser d’abandonner Kiki et de priver les enfants de ce voyage avec leur papa. Soit. Heureusement, ça ne dure pas longtemps !

On embarque dans la voiture et on passe chercher Sylvie, qui a accepté de se lever aux aurores et de nous accompagner pour ramener ma voiture à la maison après, afin de nous éviter les frais de parking à Charleroi. Kiki viendra nous rechercher dimanche à l’aéroport.

Et puis bon, c’est presque une tradition, Sylvie qui nous rejoint à Charleroi. C’était elle qui avait sauvé notre voyage à Ténérife il y a quelques années, quand j’étais partie sans mon passeport, avec juste la carte de résidente permanente belge, et que je me suis fait refouler à l’enregistrement pour document d’identité non valide… Elle m’avait ramené mon passeport en un temps record, et dont on taira les excès de vitesse nécessaires pour réaliser cet exploit !

Sylvie nous laisse donc au dépose-express, qui porte extrêmement bien son nom… Si tu passes plus de 2 minutes dans le bazar, on te facture 3 € !

Les enfants savent donc juste qu’on prend l’avion. Ils suggèrent New York pour la destination. Ils défendent l’idée avec ferveur, mais non, New York, on est trop pauvres (et Trump est un con, mais ils n’auraient pas compris).

On passe les contrôles de sécurité, tout se passe bien. À part Romane, qui se tape deux fois le contrôle aléatoire antidrogue. Une dame de la sécurité a fait peur à Maël en confirmant ma théorie qu’on peut se faire aspirer par les fesses si on va aux toilettes dans l’avion. C’était drôle. Du coup, ils n’ont pas bougé du vol. Pratique.

On passe par le duty free et on va se poser devant la porte d’embarquement. Plus aucune place assise dans la zone d’attente. Qu’à cela ne tienne, à l’ancienne, on s’étale par terre. J’ai l’impression d’avoir de nouveau 20 ans, quand je dormais par terre dans les aéroports entre deux vols sur de longues escales parce que le prix du billet était nettement moins cher en prenant l’option pause de 14 heures !





Commence alors la mission découverte de la destination finale. Enfin, là où on va quoi, parce que si on se fait un scénario de Destination Finale, je ne mets pas un pied là-dedans, déjà que je suis obligée de faire la grande et de faire genre je n’ai pas la trouille de monter là-dedans.




Au moins, à 20 ans, je prenais mon petit Xanax avant de monter dans l’avion, un petit verre de vin rouge au décollage et groooooos dodo pendant des heures. Mais ça, c’était avant d’être une personne responsable !

Bref. Ils fouillent dans leurs sacs et trouvent des livres et des guides et savent enfin que l’on va à Rome. Bon, ça ne leur parle pas vraiment. Romane finit par dire que c’est en Italie et que c’est chouette parce que c’est le pays des glaces, des pâtes et des pizzas. Pardon pour les clichés, mais bon, les Français ont la baguette, les Belges les frites… nous verrons donc si les Italiens méritent les leurs.

On finit par embarquer. Nous sommes assis ensemble. On voyage avec Ryanair et je n’avais pas réservé de siège (qui sont payants), donc j’avais un peu peur qu’on ne soit pas à côté malgré le fait qu’en dessous de 12 ans, les enfants sont théoriquement assurés d’être assis à côté d’un de leurs parents. Mais avec Ryanair, on n’est jamais trop sûrs. J’ai économisé 60 € en tablant sur le fait que c’était vrai. Tant mieux !




Pour les billets, j’ai payé 50 € aller-retour par personne et j’ai rajouté un bagage en soute de 10 kg (23 € par vol), plus un petit bagage chacun qu’on doit pouvoir glisser sous le siège devant soi. Autant vous dire qu’il ne va pas falloir trop se salir…

On a tous les trois le même sac à dos trouvé chez Action, assez pratique, qui est aux dimensions requises par Ryanair pour le bagage de petite taille. Je pense qu’il y a moyen de partir deux ou trois jours avec ça sans bagage en soute, mais il faut voyager très, très léger. Avec des jeunes enfants, ce n’est pas assez.

Le vol se passe bien. J’avais prévu les tablettes et de la bouffe. Et puis il n’y avait que 2 heures de vol. Ce sera peut-être autre chose quand on partira en Thaïlande avec le long courrier de 11 heures, mais ils auront un an de plus, donc ma foi, ça ne me stresse pas trop.




Descente et atterrissage compliqués pour les blonds : ils ont très mal aux oreilles. Note pour le vol retour : acheter des chewing-gums. Le fait qu’ils soient tous les deux enrhumés n’aide pas non plus.

On récupère notre valise et on part à la recherche d’un bus pour rejoindre la gare du centre de Rome, Trevisi. Je prends l’option de la navette qui se trouve juste à la sortie de l’aéroport. Je sais qu’il y a un bus moins cher plus loin, mais avec les enfants, pas la foi de partir à la recherche de celui-ci. 8 € par personne et 45 minutes plus tard, nous arrivons à Trevisi.

Première impression de l’autochtone : on ne parle pas la même langue mais on se comprend. Quand ils me parlent, j’ai envie de leur répondre en espagnol parce que mon cerveau doit penser que, comme ça roule les R, c’est la même chose. Du coup, je dois me concentrer à mort pour parler en anglais, pour qu’au final je parle français et eux italien. Mais ça passe !

C’est ce qui s’est passé quand on a rejoint la station de métro. J’ai voulu demander à un monsieur censé aider les passagers si les enfants devaient payer les transports. J’ai fini par comprendre que les enfants de moins de 10 ans voyageaient gratuitement avec un adulte payant. Voilà. Tout ça sans parler la même langue. Ce n’est pas beau, ça ?

On teste donc le métro et ensuite petite marche jusqu’à rejoindre notre Airbnb. Le contact avec l’hôte est top. L’entrée est autonome, j’avais reçu les instructions le matin même. Il m’a même donné un conseil pour me faire rembourser 40 € par le site parce que mes enfants ont moins de 12 ans et ne paient donc pas la taxe imposée par la ville. La procédure est en cours.

On arrive donc à l’appartement, situé dans le Prati, proche du Vatican. D’après mes recherches, c’était un quartier assez calme et central pour faire la majorité des visites à pied.

L’appartement est incroyable. Hyper grand, très propre et décoré avec goût. Franchement, on est ravis. Il est 13h, donc juste le temps de vider les sacs à dos et de partir manger un bout. Les enfants sont crevés et veulent rester à l’appart, mais pas moyen de négocier : je compte leur montrer la place Saint-Pierre cet après-midi.





Notre hôte m’a envoyé une longue liste de recommandations de restaurants et de lieux sympas dans le quartier. On va donc chez Popeye manger un bout. Pizzas, pâtes, arancini, poulet… bref, de quoi faire ! Les enfants ne savent pas quoi choisir, mais je remarque déjà que les Italiens sont d’une extrême bienveillance avec eux. Beaucoup de sourires dans la rue, les commerçants sont très patients. C’est vraiment très agréable.

Maël opte finalement pour des cannellonis, Romane pour du poulet grillé avec des pommes de terre, et moi un arancini — je mangerai leurs restes dans tous les cas. C’était parfait pour nous. 14 €, donc tout à fait raisonnable.

Après ça, on se met en marche pour la place Saint-Pierre. Maël nous guide, il tient le GPS. Il a une passion pour les GPS, je ne sais pas pourquoi. Dans la navette, pendant que Roro s’est tapé un bon coma, lui a regardé le trajet sur Google Maps pendant tout le long, commentant chaque excès de vitesse du chauffeur.

On arrive à bon port. Les enfants sont assez impressionnés. On fait une pause sur les marches avec la « minute histoire », dont ils n’ont que faire, il faut bien l’avouer, mais j’ai le sentiment d’avoir fait mon job, ahah.






Romane se dégourdit un peu les jambes et fait de la gym au milieu pendant que Maël la prend en photo et la filme. Spot assez iconique pour s’entraîner, devant la file immense de touristes qui attendent pour entrer dans la basilique. Je n’ai pas réussi à les motiver pour faire la file. On verra un autre jour. Je n’ai pas envie de me battre avec eux, j’ai juste envie qu’on profite ensemble, sans stress, en suivant plus ou moins les envies de chacun.




On fait un tour et on repart pour rejoindre les bords du Tibre. Le temps est très gris et la luminosité pourrie, mais c’est chouette. On rentre dans une petite église sur le chemin. Romane a adoré. Je vais quand même essayer de leur faire visiter la basilique Saint-Pierre pendant le séjour. Ce serait dommage de ne pas le faire. Si on y va tôt le matin, il y a moyen.





Ici, on croise (évidemment) beaucoup d’ecclésiastiques, en aube. Romane m’interroge alors sur le fait qu’il y a beaucoup d’hommes en robe. Je lui explique que ce sont les habits des prêtres, des moines, etc.

Et là, elle me répond, le plus naturellement du monde :

« Ah ben oui, d’accord… Tu vois, ça prouve donc bien que les hommes peuvent porter des robes ou des jupes s’ils en ont envie, ou du maquillage ! »

CQFD. Donc, pour Romane, l’Église catholique serait finalement une fervente défenseuse de la cause LGBTQIA+. J’ai souri.

Les enfants commencent à en avoir marre et on a plus ou moins 2–3 km pour rentrer à l’appartement. Je leur promets une glace et ça calme les foules. Bon, du coup, il faut trouver une gelateria au plus vite !!

On flâne et on tombe sur une boutique qui a l’air bonne. On commande en franco-spano-italiano-anglais et ça passe. Deux cornets, deux boules pour les monstres. Vanille-coco pour Romane et banane-coco pour Maël. Ils mettent du chocolat liquide dans le fond du cornet avant de mettre les boules. Dinguerie. Les glaces sont à tomber.



J’ai fait la fille raisonnable et je n’ai rien pris, je me suis contentée d’en manger un peu avec eux. La banane gagne haut la main. On a décrété qu’on mangerait de la glace tous les jours pour goûter un maximum de goûts différents. Les enfants réfléchissent déjà aux parfums de demain.

La glace les tient sur tout le trajet et je n’ai plus de mini trucs râlants tous les 2 mètres. Bonne idée, la glace, pour maintenir le moral des troupes.

On arrive à l’appart vers 17h. Petite pause bien méritée. Douche pour maman, petit film pour les enfants. Le restaurant que je voulais faire ce soir ouvre à 19h, ça fait tard pour eux avec la journée qu’on a eue, donc on va au supermarché dans la rue parallèle pour prendre de quoi manger ce soir et pour les petits-déjeuners. Très pratique d’avoir une grande surface à côté de l’Airbnb.

Les prix ça va, comme chez nous plus ou moins.

Au menu du soir, je vous le donne en mille : pasta. Au pesto pour Roro et au fromage pour Mama. Des fruits et des flans en dessert. La belle vie, quoi.

Petite douche pour les mioches, et Maël me fait ses yeux du chat de Shrek pour demander un petit film avant de dormir. Comment lui refuser ? En sachant pertinemment qu’il ronflera dans mon cou au bout de deux minutes.

Romane a été super chouette au moment de choisir les lits. Il y a un grand lit deux places et un lit une place juste à côté, et elle a directement dit qu’elle préférait dormir seule parce qu’elle savait que Maël viendrait se coller à moi pendant la nuit. J’ai trouvé ça très chouette de sa part.

On lance donc le film et on s’endort comme des gros cacas très rapidement.

Demain, il fait un peu plus clair d’après la météo. J’aimerais qu’on fasse une balade jusqu’au Colisée, puis jusqu’à la Fontaine de Trevi. Ils veulent jeter des pièces dans toutes les fontaines qu’ils croisent. On est à Rome, ça vous laisse imaginer le tableau.

Donc je vais les emmener voir LA fontaine la plus connue du monde (enfin je crois, ahah).

Par contre, il semble que depuis le début du mois de janvier, l’approche de la fontaine soit payante pour pouvoir jeter une pièce. Oui, oui, vous avez bien lu. Donc on va voir ça. Et si c’est le cas, on ira jeter notre pièce dans une autre fontaine.

J’aimerais aussi les emmener dans un magasin Legami.

En tout cas, c’était une très belle journée. J’ai adoré passer ces moments un peu déconnectés de tout.

XOXO

Marie et les blonds

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